<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Café Castor</title> <description>Un endroit de passage pour échanger le temps d'un café</description> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/</link> <lastBuildDate>Fri,  4 Jul 2008 17:38:51 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2007/02/04/l-aventure-continue.html</guid> <title>L'aventure continue</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2007/02/04/l-aventure-continue.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Journal de la vie qui passe</category>   <pubDate>Sun, 14 Oct 2007 22:23:04 +0200</pubDate> <description> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/media/00/02/ded48d74377402627fd4d4e60d3b690a.jpg&quot; id=&quot;media-64209&quot; title=&quot;closed, demenagement&quot; alt=&quot;e1ba3a979cc5c60e7fcad27e038b4a2d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous informons notre aimable clientèle qu'en raison d'un contenu devenu trop volumineux, l'adresse du Café Castor a changé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A tout de suite, pour de nouvelles aventures sur le &lt;a href=&quot;http://cafecastor.hautetfort.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;nouveau Café Castor&lt;/a&gt;  ! </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2007/02/01/stooges.html</guid> <title>Stooges</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2007/02/01/stooges.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Journal de la vie qui passe</category>   <pubDate>Thu,  1 Feb 2007 21:46:11 +0100</pubDate> <description> Le 1er morceau du nouvel album des Stooges est écoutable sur leur page &lt;a href=&quot;http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&amp;friendid=28857666&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;myspace&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fait, il était déjà présent en live ur le live à Tokyo. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2007/01/22/jean-paul-dubois-–-vous-plaisantez-monsieur-tanner.html</guid> <title>Jean-Paul Dubois – Vous plaisantez, monsieur Tanner</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2007/01/22/jean-paul-dubois-–-vous-plaisantez-monsieur-tanner.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Livres</category>   <pubDate>Mon, 22 Jan 2007 18:57:46 +0100</pubDate> <description> Editions de l’Olivier – 199 pages&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Extrait &lt;/u&gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On ne possède jamais une maison. On l’occupe. Au mieux, on l’habite. En de très rares occasions, on parvient à se faire adopter par elle. Cela demande beaucoup de temps, d’attention et de patience. Une forme d’amour muet. Il faut apprendre, comprendre comment marchent les choses, connaître les forces de l’édifice, ses points faibles, réparer ce qui doit l’être sans trop bouleverser l’écosystème que le temps a mis en place. Et jour après jour, année après année, la confiance, lentement, s’établit, une sorte de couple indicible et invisible se forme. Alors, confusément, vous savez, vous sentez que cette maison, que jamais vous ne posséderez, vous protège loyalement pour le temps de votre courte vie ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Mon opinion&lt;/u&gt; : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce livre peut poser la question du pourquoi du nom de ce blog ? C’est vrai, pourquoi Café Castor ? Cela aurait été trop prétentieux d‘évoquer la correspondance entre Sartres et Simone de Beauvoir dite le « castor » par un ami commun, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Maheu&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;René Maheu.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;
Il la surnommait le « castor », par référence à l'anglais beaver (qui signifie « castor »: d'une part, cet animal symbolise le travail et l’énergie ; de l'autre la sonorité du mot beaver est proche de celle du nom « Beauvoir »). &lt;br /&gt;
Ce surnom sera adopté par Sartre et elle deviendra sa compagne jusqu'à la fin de sa vie.  Entre 1926 et 1963, ils correspondront et cette relation épistolaire sera nommée « lettres au Castor et à quelques autres ».  Mais, non, ce n’est pas de ce côté qu’il faut chercher la raison du nom de ce blog. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une piste concernant un &lt;a href=&quot;http://cafepollux.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Café Pollux&lt;/a&gt;, grand ami du Café Castor ? Il existe bien un à Amsterdam dont le nom est emprunté à un vieux navire métallique qui mouillait sur les berges de la ville. Mais non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Castor est aussi l’animal qui est pris d’une fièvre de construction viscérale lorsqu’il décide de bâtir sa hutte Il construit des barrages également. Et par extension, il devient le symbole des bâtisseurs, des gars du bâtiment. Voilà une autre explication qui pourrait être avancée pour « Café Castor » : la rénovation d’une maison cinquantenaire qui me prend énergie, argent et la tête a(louette)ccessoirement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Paul Dubois est lui aussi confronté aux affres de la rénovation. Et le récit épique de ses galères me conforte dans les miennes. Derrière l’humour, on sent un homme abasourdi par les pratiques des artisans et dépassé par l’ampleur de son chantier de rénovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque chapitre est l’occasion de brosser le portrait des mœurs bizarres de cette catégorie d’hommes (et uniquement d’hommes, des vrais, purs, durs, tatoués, qui sentent la bière et fument des brunes en sentant sous les bras dès le début de la journée).Le plombier bizarres, l’électricien approximatif, le peintre, les couvreurs voleurs … Il paraît que maintenant, il est sur une liste noire des artisans. C’est malin !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Présentation de l'éditeur&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&quot; Eh bien moi, vous me verrez tous les jours de la semaine. - Vous plaisantez, monsieur Tanner. En tout cas, il faut qu'on se mette d'accord : qui est-ce qui va commander ? &quot; &lt;br /&gt;
Paul Tanner, documentariste animalier, menait une existence paisible avant d'hériter de la maison familiale. Décidé à la restaurer de fond en comble, il entreprend des travaux. Tandis qu'il s'échine sur les sols, les corps de métier défilent. Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous... tous semblent s'être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Récit véridique d'un chantier, chronique d'un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains, Vous plaisantez, monsieur Tanner se lit comme une comédie. Une comédie menée par un narrateur qui ressemble fort à son auteur&lt;/em&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2007/01/12/scouts-emois-et-moi.html</guid> <title>Scouts, émois et moi</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2007/01/12/scouts-emois-et-moi.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Journal de la vie qui passe</category>   <pubDate>Fri, 12 Jan 2007 12:28:24 +0100</pubDate> <description> En ce début d'année, quelques travaux de mise à jour du café Castor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La capacité de stockage des données du blog étant en passe d'être atteinte (manipulation commerciale?), j'ai supprimé la majorité des nouvelles présentes sur le blog, les albums photos.&lt;br /&gt;
En contre-partie, je vous invite à surfer sur le &lt;a href=&quot;http://cafecastor.blogspirit.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;photoblog du Café Castor&lt;/a&gt; avec une série toute récente sur le port de commerce de Brest, lieu de tous les mystères.&lt;br /&gt;
Les nouvelles seront bientôt disponibles dans un format livre à commander. Je vous tiendrais au courant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour la suite, je rédige quelques souvenirs de jeunesse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Extrait concernant mes tentatives de participations à des activités extra (scolaires et professionnelles):&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mes parents m’avaient inscrit aux scouts ! Chaque samedi après-midi, nous sommes censés apprendre un tas de choses pratiques sur la nature (se repérer à l’aide d’une boussole ou du soleil, identifier un animal à ses empreintes dans le sol), le bricolage.&lt;br /&gt;
Régulièrement, nous partons en camps en forêt. Il faut la veille du départ préparer son paquetage (sac à dos, lampe, vêtements chauds…) et le matin enfiler l’uniforme des louveteaux. Un foulard noir et jaune qu’il faut nouer autour du cou d’une certaine façon qui m’a toujours échappé, une chemise aux grosses poches à soufflet, un short kaki. Pourquoi vouloir ainsi gommer nos individualités, gommer nos différences au nom d’une vague doctrine détournée par les années ? Ainsi costumé, j’ai honte de m’exhiber dehors et n’accroche pas avec la discipline du groupe. Nous sommes encadrés par des plus grands qui s’essaient au rôle de grand frère et tentent de nous faire revivre ce qu’ils ont vécu quelques années plus tôt : les soirées feu de camps, les grandes tartines « Vache qui rit », les chants à gorge déployées en marchant en file indienne, les histoires qui font peur sous la tente. Mon peu d’enthousiasme à tous ces rituels et un manque total d’intérêt pour les cours de bricolage (« aujourd’hui, les gars, on va apprendre à faire du béton. Qui peut me dire ce qu’il ya dans le béton ? ») m’éviteront une nouvelle année à crapahuter dans les bois.&lt;br /&gt;
Il me fut beaucoup plus difficile de m’affranchir des séances de piscine. Suite à une opération de la hanche, les médecins m’avaient conseillé une rééducation basée sur une pratique régulière de la natation. Ainsi, deux fois par semaine, il me fallait barboter dans les piscines Foch ou celle de Recouvrance. Je pignais sur le parking pour ne pas y aller mais mes jérémiades n’y faisaient rien. Ma mère inflexible me tirait par le bras jusqu’au tourniquet de l’entrée et guettait derrière la paroi vitrée pour vérifier que j’étais pris en main par le maître nageur. Je nageais pendant des heures, récupérais un mannequin noyé au fond de l’eau, m’initiais à la nage papillon.  Je n’y prenais aucun plaisir à part peut-être celui de la douche chaude qui marquait la fin de mes séances aquatiques. En revanche, j’attrapais généreusement tous les virus en suspens dans l’atmosphère tiède et en bonus un beau spécimen de verrue plantaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’inscription au club de ping-pong du Relecq Kerhuon me permettait d’affronter mes camarades de collèges, une raquette à la main, le samedi après-midi dans la salle polyvalente. &lt;br /&gt;
Je m’initiais également au solfège et à la flûte à bec. En fin d’année, dans le salon d’un curé défroqué dont la femme nous accompagnait au clavecin, nous soufflions en chœur des standards de Noël devant la mine réjouie de nos parents. Je faisais peu d’efforts pour apprendre les bases du solfège et lors de ces concerts, je m’aidais d’avantage de mon intuition et de mon oreille que des feuilles posées sur le chevalet qu’une mère bienveillante tournait devant nous.&lt;br /&gt;
Lors de ces leçons, notre professeur nous permettait de crier. J’aimais cet exercice exutoire : nous commencions dans un souffle puis progressivement nous montions le ton pour finir par des cris libératoires. Nous redescendions ensuite pour retrouver le chuchotement du début d’exercice. Combien de fois nous autorisons-nous à crier ? Faîtes l’essai, ça défoule !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etait-ce cet apprentissage musical qui me poussa plus de vingt ans plus tard à répondre à l’annonce d’un groupe de rock qui recherchait un chanteur ? &lt;br /&gt;
Nous avons convenu de nous rencontrer un vendredi soir pour une audition dans un studio de répétition de la banlieue de Rouen. Chaque box est occupé par une tribu dont l’accoutrement permet d’identifier le style de musique. Nous sommes souvent proches de la caricature : les gothiques, les rockers, les punks. Je demande à la réception le box occupé par le groupe Taxi V. Elle m’indiqua une porte au fond du couloir. Intimidé, je la pousse et découvre dans un enchevêtrement de fils électriques et d’amplis les membres du groupe. Le batteur se fend d’un grand sourire pour m’accueillir. Les autres se contentent d’un salut renfrogné. Le bassiste est grand et chétif. Deux bras tatoués sortent d’une veste en jean dont les manches ont été grossièrement découpées. Ses cheveux longs cachent une quincaillerie de piercings et d’anneaux. Un pur look de rocker. Il ne faut pas décevoir. &lt;br /&gt;
Ils me présentent fièrement un répertoire essentiellement composé de reprises et quelques compositions dont un reggae chaloupant. Je choisis une reprise de Dutronc « et moi, et moi, et moi ». Je me racle la gorge. Le souffle des amplis semble indiquer qu’ils attendent leur heure. Le guitariste se munit de son médiator, actionne sa pédale d’effet. On entend « un deux, un deux trois ». Un riff gras et implacable retentit rejoint par une ligne de basse impeccable. Puis la batterie se lance à son tour. Je sens les regards pointés sur moi. Il ne faut pas décevoir. Je me lance comme on saute dans le vide :&lt;br /&gt;
Sept cent millions de chinois&lt;br /&gt;
Et moi, et moi, et moi&lt;br /&gt;
Avec ma vie, mon petit chez-moi&lt;br /&gt;
Mon mal de tête, mon point au foie&lt;br /&gt;
J'y pense et puis j'oublie&lt;br /&gt;
C'est la vie, c'est la vie&lt;br /&gt;
Gros riff, solo de guitare. C’est quand mon tour ? Je guette la fin de la prestation en solitaire du gratteur concentré sur son manche. J’y vais, deuxième couplet. Je suis dans le rythme, lancé. Ca accroche, c’est bon. Le morceau prend fin. Au vacarme électrique succède le silence.&lt;br /&gt;
-	OK, on essaie un autre titre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin de cette audition, le groupe se concerte brièvement et décide de me contacter dans la semaine pour convenir de la suite de notre collaboration. Les jours suivants, j’attends impatiemment un appel du batteur qui semble être le leader. En milieu de semaine, le téléphone sonne.&lt;br /&gt;
-	OK, on continue ?&lt;br /&gt;
Nos répétitions se succédèrent les vendredis soirs pendant deux ans. Les morceaux se rodaient de mieux en mieux. Je proposais quelques nouveaux titres : une reprise des Stooges, un vieux Bowie. Le batteur est également membre d’un orchestre de bal. Le guitariste rythmique et le bassiste sont appliqués et volontaires mais sans réel talent. Le guitariste solo est un passionné, il bosse toute la semaine ses envolées et le moment venu, il avance d’un pas vers nous et nous délivre ses fulgurances interstellaires. Parfois, je lui plante ses solos en reprenant trop tôt un couplet. En fin de répétition, nous finissons en sueur. Les murs sont recouverts de boîtes d’emballage d’œufs dont les alvéoles emprisonnent le volume du son. C’est aussi un excellent isolant thermique. Le problème est que la température monte souvent aussi haut que le volume des instruments. Je finissais ces séances trempé, éraillé, épuisé et heureux.&lt;br /&gt;
Il a fallu ensuite déménager, quitter le groupe et jamais plus, à ce jour, je n’ai repris de ces activités que l’on dit extra (scolaires ou professionnelles). </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/30/meilleurs-voeux.html</guid> <title>Meilleurs voeux</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/30/meilleurs-voeux.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Journal de la vie qui passe</category>   <pubDate>Sat, 30 Dec 2006 23:25:49 +0100</pubDate> <description> &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/1opB5j-y-9I&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/1opB5j-y-9I&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puisque c'est la fin du monde, que l'énergie va manquer, que la terre se réchauffe, que 2 prix nobels français ont vainement essayé hier de nous alarmer, que des apprentis sorciers comme l'Iran et la Corée du Nord font joujou avec l'arme nucléaire, tout ne peux que s'améliorer et profitons de chaque seconde de cette nouvelle année comme si c'était la dernière ! Bonne année 2007 et rêvons à un monde meilleur: il le sera. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/19/lorsque-j’etais-une-œuvre-d’art-–-eric-emmanuel-schmitt.html</guid> <title>Lorsque j’étais une œuvre d’art – Eric Emmanuel Schmitt</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/19/lorsque-j’etais-une-œuvre-d’art-–-eric-emmanuel-schmitt.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Livres</category>   <pubDate>Tue, 19 Dec 2006 21:24:11 +0100</pubDate> <description> L’auteur pose un regard amusé et critique sur l’univers de l’art contemporain. Le scénario est diablement original. Un jeune homme insipide et terne tente de se suicider. Il en est empêché par un artiste cynique qui lui propose de devenir une œuvre d’art vivante. Derrière l’intrigue, on devine la distance voire le mépris de Shmitt pour les délires factices du contemporain, le marketing de l’art, qu’il oppose au travail laborieux des « vrais » artistes capables de peindre comme ce peintre devenu aveugle et ne se fiant qu’à ses souvenirs et ses ressentis. Pourquoi vouloir opposer les deux ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut citer l’œuvre de &lt;a href=&quot;http://www.palaisdetokyo.com/wangdu/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Wang Du&lt;/a&gt;, la famille (1997), par exemple qui représente l’homme occidental dans sa taille réel, avec ces canons de beauté spécifiques, ses vieilles stars refaites. &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_la_famille.jpg&quot; alt=&quot;medium_la_famille.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces représentations par un chinois ne sont-elle pas porteuses de message sur l’apparence et le rôle du corps ? &lt;br /&gt;
L’univers de l’art contemporain doit-il être limité à ses excès ? Ses artistes marqueront-ils durablement l’époque ? Quel est l’héritage des plus connus (Dali, Warhol, Klein, …) ? N’est-il pas plus courageux d’être en phase avec son époque ? &lt;br /&gt;
Une fois encore le propos est profondément humain, une histoire d’amour vient encore donner plus de chaleur à ce drame sur la marchandisation de l’homme. Jusqu’où peut-on aller dans la provocation et le cynisme ? &lt;br /&gt;
La fin du livre est bâclée en happy end moral et politiquement correct. C’est curieux ce paradoxe entre la totale liberté de ton qu’utilise Schmitt dans &lt;a href=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/07/l’evangile-selon-pilate-–-eric-emmanuel-schmitt.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L’évangile selon Pilate&lt;/a&gt;, sa relecture de l’histoire fondatrice au Christianisme qui est un sujet sage et l’esprit étriqué avec lequel il aborde l’art.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;P.S : la photo de corps nus va-t-elle faire décoller l’audience de ce blog ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Extrait&lt;/u&gt; :&lt;br /&gt;
- Mon jeune ami, chacun de nous a trois existences. Une existence de chose : nous sommes un corps. Une existence d’esprit : nous sommes une conscience. Et une existence de discours : nous sommes ce dont les autres parlent. La première existence, celle du corps, ne nous doit rien, nous ne choisissons ni d’être petit ou bossu, ni de grandir, ni de vieillir, pas plus de naître ou de mourir. La deuxième existence, celle de notre conscience se montre très décevante à son tour : nous ne pouvons prendre conscience que de ce qui est, de ce que nous sommes, autant dire que la conscience n’est qu’un pinceau docile qui colle à la réalité. Seule la troisième existence nous permet d’intervenir dans notre destin, elle nous offre un théâtre, une scène, un public ; nous provoquons, démentons, créons, manipulons la perception des autres ; pour peu que soyons doués, ce qu’ils disent dépend de nous. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/10/carnets-de-trans-1.html</guid> <title>Carnets de Trans 1</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/10/carnets-de-trans-1.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>  <pubDate>Sun, 10 Dec 2006 18:42:34 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_PICT3207.JPG&quot; alt=&quot;medium_PICT3207.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Les transmusicales sont un festival de découvertes musicales qui se tient chaque année depuis 28 ans au début de décembre à Rennes. Peu de têtes d’affiche sont programmées et se succèdent simultanément sur plusieurs scènes des artistes pour la plupart inconnus du grand public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque édition est l’occasion de se confronter aux nouvelles tendances dans le domaine musical. &lt;br /&gt;
On peut citer parmi la multitude de grands moments, la confirmation du mouvement grunge avec une des rares apparitions en France de Nirvana, les débuts de l’électro avec un buzz étouffant autour de la prestation de Daft Punk. Des poids lourd du hip-hop sont régulièrement programmés : Boo Ya Tribe, De la soul, Jungle Brothers, WuTang Clan, Beastie Boys. Il y eut Bjork, Noir désir, Link Wray, Suiide, Kraftwerk, Béruriers noirs, Ben Harper ... &lt;br /&gt;
Ce sont souvent des choix audacieux dans tous les genres possibles : rock, rap, folk, jazz, hip-hop, électro, world, … Pas de chapelles ici mais des mélanges surprenants. Le festival accueille des artistes du monde entier : France, Palestine, USA, Israël, Brésil, Suède, Angleterre, …&lt;br /&gt;
Découvrir la programmation est souvent un moment d’intense excitation. Tenter de découvrir des extraits des extraits musicaux des groupes programmés, leurs influences, leur line up. Tout cela permet d’éviter de passer à côté de belles rencontres. Car c’est ainsi, il faut faire des choix, souvent cruels. L’alternance des prestations n’est pas toujours parfaite et les groupes jouent à des horaires décalés mais simultanément. Il faut se faire son programme. Pour ce soir, voilà un aperçu du programme : &lt;br /&gt;
Orville Brody	&lt;br /&gt;
Ezra&lt;br /&gt;
Klaxons&lt;br /&gt;
The Bishops&lt;br /&gt;
Albert Hammond Jr&lt;br /&gt;
Serena Maneesh	&lt;br /&gt;
Son of Dave		&lt;br /&gt;
Cassius			&lt;br /&gt;
Cold War Kids&lt;br /&gt;
The books&lt;br /&gt;
The long blondes&lt;br /&gt;
On change de hall et c’est un nouvel horizon musical qui s’ouvre. Cela permet la diversité sans l’ennui. On peut changer à loisir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &lt;a href=&quot;http://www.lestrans.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;site Internet&lt;/a&gt; est de mieux en mieux conçu et constitue le principal support de découverte de la programmation. Il y a aussi le site Internet de la radio Canal B qui présente des extraits sonores et une présentation de chaque hall par soir. Le top départ de ce jeu de piste sonore est donné dans les heures qui ouvrent la traditionnelle conférence de presse des organisateurs. Une grille des groupes est diffusée via Internet. La découvrir laisse souvent perplexe. Si quelques noms peuvent paraître familiers, le reste nécessite d’aller à la pêche aux infos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jour J – jeudi 7/12&lt;br /&gt;
Les médias sponsors bruissent depuis ce matin. Le Moove passe en boucle Albert Hammond Jr et Razorlight. Je réécoute attentivement mes 3 CD de la prog de cette année. Je ne sais que penser de &lt;a href=&quot;http://www.cassius.fm/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Cassius&lt;/a&gt;. Ces DJ ont un son qui correspond bien à l’époque, c’est dire s’il est déjà daté. Des relents de ce que certains journalistes en mal de sensations nouvelles ont nommé la french touch, une pincée de dance boum boum façon Guetta et quelques incursions plus courageuses du côté jungle. Le précédent album n’ayant pas vendu, on sent que l’enjeu commercial sur « 15 again » est important.  Quelques guests prestigieux (dont M), un tube en puissance, un matraquage radio, tout est fait pour que cela fonctionne, se vende. L’épreuve de la scène (4ème prestation du groupe seulement) permettra de vérifier s’il s’agit de poseurs ou si le projet est plus ambitieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le choix des concerts, il a fallu être arbitraire. D’abord privilégier les groupes qui jouent sur scène, c'est-à-dire avec quelques musiciens éventuellement un chanteur. L’apparition dans les années 80 puis la généralisation dans la décennie suivante des prestations de DJ à écouter ou à danser ont déboussolé le public traditionnel dont je fis partie. Que regarder ? Dans le fond d’un hangar immense, un type avec un casque sur une seule oreille triture à genoux dans un bac de disque. 8 000 personnes sont tournés vers lui et remuent en rythme. Il n’y a rien à voir et parfois cela tient de la bouillie sonore.&lt;br /&gt;
La prestation de Carl Cox restera un moment de supplice. L’emploi de sons très bas à haute dose régule tout l’organisme, oppresse le cœur. Le simple fait de respirer devenait un combat. Tu es dans le rythme ou tu dégages. Ce soir là, bien avant d’arriver sur les lieux du parc expositions de Rennes Saint-Jacques, sur la route, les vitres fermées, j’écoutais la radio et déjà le lourd grondement de la sono m’arrivait. Sur le parking, j’entendais plus nettement le bruit sourd, énorme, terrible. Les tôles des halls d’exposition tremblaient. C’est là que j’allais, à l’épicentre du cataclysme.&lt;br /&gt;
Ce soir, ce qui surprend à l’approche du parc expo, c’est le nombre de policiers et de gendarmes postés à chaque rond point. La majorité des véhicules sont contrôlés. Sur le parking du Mac Do à proximité, un vigile fait les cents pas avec un molosse muselé. &lt;br /&gt;
Il est vrai que depuis quelques années la violence entourant l’événement s’est accrue. Le point culminant aura été jusqu’à présent l’annulation au dernier moment de la rave organisée en marge des Trans. Des négociations de longue date entre les jeunes et les autorités avaient permis de s’entendre sur les conditions matérielles. Certains étaient venus de loin pour participer à l’événement. Tous les teuffeurs, prévenus au dernier moment de l’annulation, s’étaient retrouver sur place, zonant en ville à la recherche d’un « son ». Inévitablement, le samedi, les tensions avaient fait place à des débordements, des actes de violence gratuite, des affrontements directs avec les forces de l’ordre. Des vitrines avaient été brisées, des voitures abimées, des blessés. Tout cela, hélas, est fortement amplifié par les médias et la majorité des personnes ne retiennent que la juxtaposition des termes « transmusicales » et violence, Trans et heurts. Dommage qu’un événement culturel d’une telle importance ne soit réduit médiatiquement qu’aux agissements de quelques excités. Car il s’agit de beaucoup plus que cela.&lt;br /&gt;
Jacques attali dans son récent essai « une brève histoire de l’avenir » reconnaît « le rôle majeur de l’art, en particulier de la musique, dans la diversité du monde ». Les Trans sont un laboratoire où sont élaborés les métissages les plus surprenants (citons pour cette seule après-midi Daniel Waro, chanteur et musicien réunionnais accompagné de Titi Robin, guitariste aux influences gitanes et orientales ou les maîtres du bélé, gardien d’une tradition martiniquaise ancestrale et dont l’âge moyen est de soixante-quinze ans).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l’arrivée sur la parking, quatre vigiles patrouillent entre les voitures à cheval la matraque d’une main, les rennes de l’autre. Devant l’entrée, on s’active à terminer sa canette de bière devant la poubelle de tri sélectif. La tendance est définitivement à la répression et à la prévention. &lt;br /&gt;
Une haie de distributeurs de flyers accueille les festivaliers transis de froid et les abreuvent de publicité (sur papier recyclé ?). Les barrières métalliques sont recouvertes d’affichettes à l’effigie des groupes programmés dont on devine qu’ils bénéficient d’un investissement de la part des majors sur lesquelles ils ont signés. Il y a aussi les affiches des « partenaires » sponsors : banque, radio, magasines, chaine TV, …&lt;br /&gt;
Dès à présent le festivalier est réparti en deux groupes bien distincts : les badgés et les autres. Les premiers exhibent fièrement leur rectangle plastifié au cerbère de l’entrée « VIP /PRO » qui danse d’un pied sur l’autre en se tapant les mains pour se réchauffer ; Ici pas d’attente mais un hochement de tête, une connivence de badgés. Je meure de jalousie. Je veux mon badge moi aussi. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/07/l’evangile-selon-pilate-–-eric-emmanuel-schmitt.html</guid> <title>L’évangile selon Pilate – Eric Emmanuel Schmitt</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/07/l’evangile-selon-pilate-–-eric-emmanuel-schmitt.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Livres</category>   <pubDate>Thu,  7 Dec 2006 15:50:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_2253116041_01_AA240_SCLZZZZZZZ_V56865493_.jpg&quot; alt=&quot;medium_2253116041_01_AA240_SCLZZZZZZZ_V56865493_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Mon opinion &lt;/u&gt;: j’ai mes périodes. Pour la musique, des moments où je n’écoute que du jazz, de la world ou du rock 60’s. Cela correspond à l’esthétique du moment, l’humeur, la météo. Pour les livres, j’ai ma période E.E Schmitt actuellement. J’avais débuté par le très réussi « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran », plein de poésie, de réflexion sur l’argent, la religion, la différence. J’avais été touché par cette histoire et un peu déçu par les critiques qui réduisait cela à de la philosophie de comptoir. &lt;br /&gt;
J’enchainais avec « Oscar et la Dame Rose », court, poignant et efficace. J’ai ensuite découvert l’évangile selon Pilate. C’est un pari ambitieux auquel s’est attelé l’auteur ! Retranscrire l’histoire de Jésus, de manière totalement décomplexée et libre. C’est sa vision de  l‘histoire qu’il a tenté de démystifier à travers une lecture attentive des évangiles. &lt;br /&gt;
Le récit débute par la Confession d’un condamné à mort le soir de son arrestation qui est une autobiographie de Jésus. Avait-il conscience de sa messianité dès le début ? Si tel était le cas, pourquoi avoir attendu la trentaine pour prêcher la bonne parole ? Pour brouiller un peu plus les pistes, les personnages ont des noms arméniens. « Pas seulement par soucis d’authenticité. Plutôt pour éviter les clichés, les images toute faites, les idéologies implicites. Et surtout pour rendre possible le travail romanesque » précise l’auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième partie du livre est une enquête policière menée par Pilate en guise d’inspecteur. Le crime est le vol présumé du cadavre de Jésus. Si Pilate apparaît au départ comme un exemple de rationalisme, un rustre antipathique, au fil de son enquête sous forme d’une relation épistolaire avec son frère, on sent les doutes l’envahir. « &lt;em&gt;Toutes les hypothèses rationnelles ayant été épuisées, Pilate se trouve donc face à un mystère. Qu’est-ce qu’un mystère ? Tout autre chose qu’un problème ou une question.&lt;br /&gt;
Une question est une demande d’information qui reçoit une réponse. (…)&lt;br /&gt;
Un problème est une question qui peut recevoir plusieurs réponses. Exemple : la vie a-t-elle un sens ? Il y a de multiples réponses à ce problème, aucune n’est une solution, aucune ne clôt le problème (…).&lt;br /&gt;
Un mystère est un problème qui fait exploser le cadre rationnel, qui mine la façon même de poser les  questions, épuise la rationalité. &lt;br /&gt;
Les deux piliers du Christianisme sont deux mystères : l’Incarnation et la Résurrection &lt;/em&gt;».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la troisième partie du livre « journal d’un roman volé », Schmitt explique comment 7 ans de travail à la rédaction de son livre ont été réduits à néant  avec le vol de l’ordinateur qui contenait tout son travail, comment il a rédigé à nouveau chaque partie de l’évangile selon Pilate avant de retrouver finalement des disquettes de sauvegarde dans le tiroir de son secrétaire. Il les a finalement brûlés.   &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
La relecture de cette histoire par Schmitt fait se poser beaucoup de questions. « &lt;em&gt;Douter et croire sont la même chose, Pilate. Seule l’indifférence est athée &lt;/em&gt;». Après avoir refermé la dernière page du livre, je ne savais pas trop quoi en penser. La totale liberté de ton de l’auteur pour décrire la vie de Jésus est séduisante. Le parti pris est d’humaniser plus que déifier « &lt;em&gt;dans mon livre, je le voudrais d’abord homme puis peut être Dieu&lt;/em&gt; »), de dépoussiérer le mythe pour tenter une approche neutre (« après vingt siècles de bruits, d’écriture, de palimpsestes et de murmures, on n’entend plus rien, on ne voit plus rien ! ») , une approche non guidée par la foi mais le souhait de retrouver les éléments « historiques » via les témoignages de ses contemporains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis, il y a quelques pages, rares, où E.E Schmitt s’interroge sur le mystère de l’écriture. « &lt;em&gt;Au fond de moi il y a autre chose que moi. M’y attendent des sentiments, des pensées, des états qui n’appartiennent pas à l’ordinaire de ma personnalité. D’où nait cette surprise que l’on appelle l’inspiration ? Des expériences accumulées, d’un cœur plus large que l’esprit, d’un inconscient plus riche que la conscience ? Des autres, vivants ou morts, qui s’emparent de mon imagination pour s’exprimer ? Est-ce une mémoire génétique, celle de l’humanité, devenue enfin accessible ? (…) Je crois que toutes les hypothèses sont probables &lt;/em&gt;». Selon la définition évoquée plus haut, il semble que cela restera un mystère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/redirect.html?ie=UTF8&amp;location=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FLEvangile-selon-Pilate-Suivi-Journal%2Fdp%2F2253116041%2Fsr%3D8-1%2Fqid%3D1165503478%3Fie%3DUTF8%26s%3Dbooks&amp;tag=cafecasto-21&amp;linkCode=ur2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&quot;&gt;commander ce livre&lt;/a&gt;&lt;img src=&quot;http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=cafecasto-21&amp;amp;l=ur2&amp;amp;o=8&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border:none !important; margin:0px !important;&quot; /&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/03/scoop-avis-critique.html</guid> <title>Scoop - avis critique</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/03/scoop-avis-critique.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Journal de la vie qui passe</category>   <pubDate>Sun,  3 Dec 2006 21:41:04 +0100</pubDate> <description> La réponse de Yannick Rolandeau, auteur du livre &quot;le cinéma de Woody Allen&quot;  concernant le film &lt;a href=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/02/lettre-a-yannick-rollandeau.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Scoop de Woody Allen&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_2843011442_01_SS500_SCLZZZZZZZ_V65337555_.jpg&quot; alt=&quot;medium_2843011442_01_SS500_SCLZZZZZZZ_V65337555_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci pour votre lettre ouverte. Il est vrai que le dernier Woody Allen ne brille pas par sa qualité. On a l'impression qu'il refait ce qu'il a déjà fait mais cela ne me pose pas problème. Ce sont au contraire les idées assez pauvres qu'il développe qui me dérange. A l'inverse de certaines critiques, je pense que Celebrity, et Anything else sont de grands films. Ici, la critique est étrangement complaisante alors que Woody Allen fait un mauvais film. &lt;br /&gt;
L'idée de départ est certes amusante mais pourquoi l'actrice doit-elle être une apprentie journaliste et que cela tombe précisément sur elle ? C'est assez convenu. Et effectivement, tout le film a des problèmes&lt;br /&gt;
similaires. On peut même les détailler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il m'est arrivé de revenir sur des déceptions comme Escrocs mais pas trop, Accords et désaccords dont je croyais au départ qu'ils n'étaient pas très intéressants. En les revoyant, ils étaient nettement mieux que cela même s'ils possèdent certains défauts. Avec lui, il faut se méfier. Beaucoup de gens pensent que Comédie érotique d'une nuit d'été est &quot;léger&quot;. On aurait aimé ici que Woody Allen fasse au moins un film &quot;léger&quot; mieux foutu dans le genre de Maudite Aphrodite. Là, il fait un film aussi pauvre que Le Scorpion du sortilège de Jade par exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci de votre petit lien à propos de mon livre dont j'espère que vous l'avez aimé en tout cas. Vous pouvez m'en toucher deux mots car c'est vrai, qu'on est friand des avis, même mauvais s'ils sont pertinents et argumentés.  J'ai essayé de démontrer, scènes et dialogues à l'appui que Woody Allen était un très grand cinéaste et pas tellement celui que les gens croient d'habitude...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amicalement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yannick </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/02/lettre-a-yannick-rollandeau.html</guid> <title>Scoop - Woody Allen</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/12/02/lettre-a-yannick-rollandeau.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Journal de la vie qui passe</category>   <pubDate>Sat,  2 Dec 2006 15:45:00 +0100</pubDate> <description> Lettre à Yannick Rolandeau – auteur de l’excellent livre «&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2843011442/qid=1150832392/br=1-1/ref=br_lf_b_0/171-7896959-2460266&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; le cinéma de Woody Allen &lt;/a&gt;»concernant Scoop de Woody Allen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_d56a5019fe7105beb910cdafb03fea07.jpg&quot; alt=&quot;medium_d56a5019fe7105beb910cdafb03fea07.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela fait plusieurs semaines que je tourne la chose dans ma tête. Il faut bien l’avouer, malgré ma mauvaise foi partisane qui me fait voir et revoir sa filmographie avec toujours autant de plaisir et apprécier avec le même empressement et d’indulgence ses chefs d’œuvre et ses films plus mineurs, le dernier opus de Woody Allen m’a déçu. J’avais été ébloui par son opus précédent qui avait été salué unanimement par la critique. &lt;a href=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/10/24/scoop.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Scoop&lt;/a&gt; m’apparaît comme un remake fade de Meurtres mystérieux à Manhattan. Une jeune femme soupçonne un notable, apparemment bien sous tout rapport, d’être un meurtrier en série. Woody Allen joue le rôle d’un tiers incrédule, lancé bien malgré lui, dans l’aventure visant à confondre le criminel. Il incarne le personnage de Splendini, un magicien vieillissant et ringard.&lt;br /&gt;
Son meilleur rôle de provincial mal dégrossi se frottant à la haute société, il l’a joué dans « fortune cookies » (escrocs mais pas trop). La filiation adoptive sur le tard, il l’a joué dans « anything else ». Le dialogue avec un personnage représentant la mort a été évoqué dans « maudite aphrodite ». Chaque thème de « Scoop » semble voir déjà été abordé par le cinéaste dans ses films précédents. Il n’y ajoute pas grand-chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pourrait rester l’actrice, Scarlett Johanson, magnifiée dans « Matchpoint » dans son rôle de femme fatale. Ici, sa nouvelle muse est affublée de petites lunettes rondes d’étudiantes qui correspondent bien à son rôle d’apprentie journaliste pour le journal de son école. Elle est moins mise en valeur, moins glamour, et joue à l’économie un rôle de nunuche, maladroite et déterminée.&lt;br /&gt;
Ce film ne fait pas avancer l’œuvre de l’auteur. &lt;br /&gt;
Même si ce qui caractérise les grands cinéastes ou écrivains, c’est qu’ils reviennent sans cesse à leurs thèmes fétiches. Mais, l’objectif est de chaque fois d’avancer, se dévoiler, compléter. Ici, rien de tout ça. Allen serait-il vampirisé par son personnage de magicien triste, rangé de la vie, de ses fulgurances, aux certitudes établies là où ses doutes continuels en faisait un personnage facétieux, indécis et plein de doutes ?&lt;br /&gt;
Il en demeure un divertissement agréable et une déception à la hauteur des attentes suscitées par l’un des derniers grands cinéastes vivants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quel est l’opinion du spécialiste des films de Woody Allen que vous êtes ? Quels sont les thèmes abordés, le message sous-jacent ? L’opportunisme journalistique ? L’arrivisme ? Suis-je passé à côté de quelque chose ? </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/22/punk-press-club.html</guid> <title>punk press club</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/22/punk-press-club.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>  <pubDate>Wed, 22 Nov 2006 19:18:32 +0100</pubDate> <description> &lt;div&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;337&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/7vns11E1gHiFG4aTz&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/7vns11E1gHiFG4aTz&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;334&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xlbwd_le-punk-press-club&quot;&gt;Le Punk Press Club&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/punkpressclub&quot;&gt;punkpressclub&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Extrait de l'édito de Philippe Manoeuvre dans Rock'n &amp; Folk de Décembre 2006: &quot; &lt;em&gt;Plein de gens se sont sentis concernés, plein de gens qui veulent que l'émission existe, libre, fier et rock'n roll. Et pourquoi pas pour une fois? Non contente d'être la meilleure du monde, la télévision française propose aux téléspectateur des choses formidables telles que sept émissions littéraires sublimes, une émission de musique classique grandiose, plein d'émissions de variété que nous n'avons jamais regardées non plus ... Désormais, grâce à Internet et au nom de la différence, on peut télécharger librement une émission rock'n roll. Faites passer ..&lt;/em&gt;.&quot;&lt;br /&gt;
Mission accomplie, Philippe. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/21/alcool.html</guid> <title>Conversation de comptoir</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/21/alcool.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Journal de la vie qui passe</category>   <pubDate>Tue, 21 Nov 2006 23:12:27 +0100</pubDate> <description> En ces temps de pensées saines et sécuritaires, réhabilitons l'ivresse, la belle, la grande, la cuite épique, rare, d'où naissent les grands textes, les plus beaux jurons, le serment magique des copains de boisson, la dérive de nuits enchanteresses où l'imaginaire prend enfin forme. &lt;br /&gt;
Laissons sur le côté les tempéraments raisonnables, les amateurs d'eau pétillante et de sodas allégés. Pour eux, l'ivresse est dangereuse. Quant aux autres, levons le coude, louons Dionysos et buvons ensemble le verre de trop.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_sing1.jpg&quot; alt=&quot;medium_sing1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Dialogues du film « un singe en hiver » écrit par Antoine Blondin et corrigé par Michel Audiard&lt;/em&gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;- Un ivrogne?&lt;br /&gt;
- Ah ben oui ! Un peu ! Même le père Bardasse qui boit quatorze pastis par jour n'en revenait pas !&lt;br /&gt;
- Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon espagnol, comme tu dis, et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les bois-sans-soif.&lt;br /&gt;
- Les grands ducs?!&lt;br /&gt;
- Oui monsieur, les princes de la cuite, les seigneurs, ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qu'on toujours fait verre à part. Dis-toi bien que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries, les seigneurs. Ils sont à cent mille verres de vous. Eux, ils tutoient les anges !&lt;br /&gt;
- Excuse-moi mais nous autres, on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père.&lt;br /&gt;
- Mais c'est bien ce que je vous reproche. Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fond vous méritez pas de boire. Tu t'demandes pourquoi y picole l'espagnol ? C'est pour essayer d'oublier des pignoufs comme vous.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
J.Gabin/P.Frankeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout est dit «  le vin petit et la cuite mesquine ». Magnifique, non ? &lt;br /&gt;
Réservons la consommation d’alcool à la flamboyance et à l’excès ! Et trinquons pour les siècles et les siècles. hic... pardon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Beaucoup de personnes me trouveront sans doute bien indulgent.&quot;vous innocentez l'ivrognerie, vous idéalisez la crapule.&quot; J'avoue que devant les bienfaits je n'ai pas le courage de compter les griefs. D'ailleurs, j'ai dit que le vin était assimilable à l'homme, et j'ai accordé que leurs crimes étaient égal à leurs vertus.  Puis-je mieux faire? &lt;br /&gt;
(...) N'est-il pas raisonnable de penser que des gens qui ne boivent jamais de vin, naïfs ou systématiques, sont des imbéciles ou des hypocrites; (...) un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables&lt;/em&gt;&quot;.&lt;br /&gt;
Charles Baudelaire - 1860&lt;br /&gt;
Cité dans l'&quot;éloge de l'ivresse - d'Anacréon à Guy Debord&quot; - Anthologie présentée par S. Lapaque et J.Leroy (Librio). </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/13/jean-francois-coatmeur-–-les-sirenes-de-minuit.html</guid> <title>Jean-François Coatmeur – Les Sirènes de minuit</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/13/jean-francois-coatmeur-–-les-sirenes-de-minuit.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Livres</category>   <pubDate>Mon, 13 Nov 2006 18:15:00 +0100</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_2226150757.08._SS500_SCLZZZZZZZ_V1076000640_.jpeg&quot; alt=&quot;medium_2226150757.08._SS500_SCLZZZZZZZ_V1076000640_.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Mon opinion &lt;/u&gt;:&lt;br /&gt;
Autant l’avouer dès le départ. Je suis d’une absolue mauvaise foi dès qu’il s’agit de la ville de Brest. C’est la plus belle ville du monde, il y fait toujours très beau (la notion de « faire beau » étant laissée à l’appréciation de chacun, me concernant, j’aime le crachin et la tiédeur humide du temps brestois). Bref, ma subjectivité est assumée et totale pour les lignes à suivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, décrire un polar écrit par l’écrivain brestois spécialiste du genre ? C’est une vraie réussite saluée par le grand prix de la littérature policière. D’abord, ce livre est sorti en 1976, 30 ans déjà, et pas une ride. Il se situe dans un pays très à droite, un peu fasciste, dirigé par le général Chopinet. On retrouve les tensions politiques de la fin des années 70, les velléités indépendantistes de groupuscules organisés, des forces armées spéciales chargées des plus basses manœuvres. Il décrit un futur imaginé dans la décennie suivante.&lt;br /&gt;
L’histoire ? Un ouvrier portugais est injustement accusé du double meurtre de notables et torturé dans une cave du commissariat (de la rue Colbert). C’est l’occasion d’un chassé-croisé entre ce parfait bouc-émissaire, un ancien policier, Jef Chabert, alcoolique et sentimental, sa femme dont il est séparé, sa riche sœur Fabienne, Directrice d’une usine et son mari, Fontange un peu volage et gigolo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur &lt;a href=&quot;http://jean-francois.coatmeur.info/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le site internet de l’auteur&lt;/a&gt;, on apprend que les bases de ce récit sont plus ou moins autobiographiques.&lt;br /&gt;
« L’auteur a utilisé un souvenir très marquant pour trame de son nouveau roman. L’action se situe en Bretagne, en août 1944 les Allemands évacuent la pointe de Bretagne.&lt;br /&gt;
Un infirmier, Jean Palu est arrêté, pris en otage avec d’autres innocents, il restera sept heures contre un mur dans l’angoisse de la mort. Durant ces sept heures, il revoit sa vie, il pense, il pense à sa femme, à leur problèmes de couple, il est angoissé par une lettre qu’il a écrit et qu’il voudrait détruire… »&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les scènes sont très visuelles et propices à une adaptation cinéma, comme la plupart de ses livres (la bavure, des croix sur la mer, la nuit rouge, la fiancée, …).  Les personnages du film TV « les sirènes de minuit », sorti en 1989, sont joués par Philippe Léotard, Véronique Genest, Dani et Thierry Ardisson.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis, le bonus, pour les brestois, c’est le plaisir de retrouver des lieux connus, la lecture des descriptions de la ville, de &lt;a href=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/album/brest_son_port_la_nuit/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;son port de commerce&lt;/a&gt;, de ses bars. L’évocation de son commissariat, de son ambiance d’avant les fêtes de Noël. Finalement, rien n’a vraiment changé depuis 30 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la préface, Jacques Baudou écrit «Jean-François Coatmeur n'appartient pas à la petite chapelle des écrivains policiers célébrés par la critique à la mode: il se tient pour cela bien trop loin des engouements survoltés et souvent fallacieux des cénacles parisiens. Cela ne l'empêche nullement d'être aujourd'hui l'une des figures de proue de l'actuelle littérature policière française, l'une de ses véritables vedettes, et sans conteste notre meilleur auteur de suspense. Les lecteurs, eux, ne s’y sont pas trompés qui font de chacun de ses livres un succès.» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un livre policier qui va au-delà de la trame classique du genre, une galerie de personnages complexes, une intrigue politique et une étude de mœurs, c’est tout cela « Les sirènes de minuit ». Au fait, vous savez ce que sont ces sirènes ? Il s’agit de la sonnerie des cornes de brume de tous les bateaux mouillant en rade de Brest la nuit de la Saint-Sylvestre. Elles résonnent dans les minutes suivant minuit pour saluer la nouvelle année. C’est sur le port de Brest, la plus belle ville du monde, je vous dis. Si !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=cafecasto-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2226150757&amp;IS1=1&amp;fc1=F9EDED&amp;lt1=_top&amp;lc1=F1761B&amp;bc1=140000&amp;bg1=140000&amp;npa=1&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/07/meme-fils.html</guid> <title>Même fils</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/07/meme-fils.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Journal de la vie qui passe</category>   <pubDate>Tue,  7 Nov 2006 17:46:21 +0100</pubDate> <description> &lt;em&gt;&quot;Avant Elvis il n'y avait rien&quot;, &lt;/em&gt;John Lennon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_Elvis_kitsch2_STOR.jpg&quot; alt=&quot;medium_Elvis_kitsch2_STOR.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au petit matin que le train s’arrête dans la gare de Memphis. Nous débarquons sur le quai, chargés de nos encombrants bagages. Le train repart et peu à peu, le chaos fait place au silence et la foule se vide. Puis, il ne reste plus que Brigitte, moi et un employé d’Amtrack, fier de son uniforme aux couleurs de sa compagnie. Le centre ville est loin et nous lui demandons si des bus font la navette. Il nous propose de profiter de sa voiture pour nous rapprocher du centre et nous invite même à lui laisser nos valises pendant la durée de notre séjour. Il nous assure qu’il sera présent pour notre départ. Nous lui faisons confiance et nous sentons plus libre, ainsi débarrassés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du trajet, je l’interroge sur les centres d’intérêt touristiques de la ville. Mais, bien sûr, ce qui m’intéresse c’est la survivance du mythe de la musique noire américaine, les adresses où l’on peut encore écouter de la bonne musique. Il est peu loquace sur ces sujets. Curieux, je m’enquiers de la survivance du mythe Presley sur la ville. Il sourit et nous propose de nous présenter un ami à lui, spécialiste du sujet. &lt;br /&gt;
Il stoppe sa Cadillac cabossée dans une ruelle étroite. Les poubelles pleines refoulent une odeur nauséabonde. Notre conducteur frappe à la porte vitrée d’un bar. Un panneau porté par une chainette ventousée sur la vitre indique « closed » en lettres rouges sur fond blanc. Il est encore tôt et l’établissement semble plus adapté aux horaires nocturnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rien. Les nouveaux coups portés sur la vitre restent sans réponse. Alors que nous nous apprêtons à rejoindre la vieille guimbarde noire, la présence d’un barbu  apparaît enfin derrière la porte. Il porte un gilet de cuir noir, un jean élimé et une paire de santiags vintage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il salue son copain qui nous présente comme deux petits français égarés dans un grand pays. Quelques minutes plus tard, nous sommes attablés devant le comptoir vide, assis sur de hauts tabourets instables. L’immense salle est déserte et seul un néon publicitaire aux couleurs de la bière Coors nous éclaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux compères nous pressent de questions sur la France, notre vision des Etats-Unis, les différences politiques, sociales, culturelles. Notre hôte nous propose un café que nous nous empressons d’accepter. Je recentre la discussion sur la musique et sur ce qui nous a amené ici, le King. Le tenancier nous observe. Il semble hésiter. Il se décide enfin et avec un air mystérieux, nous invite à le suivre. Nous faisons quelques pas, puis il se retourne vers nous. Il plisse les yeux et baisse la voix. Il nous confie sur le ton de la confidence que nous nous sommes adressés à la bonne personne. Le King, il connaît.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mains dans les poches, le torse gonflé, il chuchote : «  vous savez, ici, depuis des années, Elvis est toujours vivant. Il fait partie de notre quotidien et beaucoup des gars du coin en parlent comme d’un proche. La vérité, c’est que peu l’on véritablement côtoyé avant qu’il ne devienne le monstre sacré que l’on sait. Moi, je vais vous confier un secret. Un truc que peu de monde, à part mes copains, connaissent. Le hasard a voulu que vous traversiez l’océan, que vous arpentiez le pays et que d’entre toutes les haltes possibles que vous auriez pu faire dans cette ville, c’est la porte de mon bar que vous avez franchi. Alors, je vous dois bien ça ».&lt;br /&gt;
Puis, de nouveau, ce geste pour nous indiquer la route. Nous le suivons entre les tables du bar. Il fait sombre. Nous stoppons devant une porte fermée à clef.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ce que vous verrez ici, peu l’on vu. Je n’en fais pas commerce. C’est simplement pour moi et ce soir, c’est aussi un peu pour vous. Plus tard, vous pourrez raconter cette anecdote à vos proches à votre tour. Vous verrez, je suis certain qu’ils seront surpris. C’est ainsi que survit le souvenir ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il glisse la main dans une des poches de son gilet et en retire une petite clef dorée qu’il introduit dans la serrure de la porte. Celle-ci s’ouvre. Il allume les néons et nous découvrons une pièce de petite taille dont les murs sont ornés de multiples cadres. C’était la chambre de son fils avant, quand il était gamin. Maintenant, il s’est engagé dans l’armée. Nous entrons et je m’approche des cadres. Ils contiennent des disques d’or, des articles de presse et de vieilles photos en noir et blanc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Lorsque j’étais gamin, je traînais déjà dans ce quartier de la ville. Vous savez, les bêtises habituelles de jeunes garnements. Nous allions à l’école à la L.C Humes High School, j’avais quoi… 13 ans peut-être ? Oui, c’est ça. Regardez celle-là, elle a été prise lors de mon 13ème anniversaire ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pointe de son index un vieux cliché qui le représente sans sa barbe et avec une quarantaine d’année en moins. Une bande de vauriens l’entoure devant le perron d’une maison un peu décrépie. Ils ont le regard malicieux de ceux qui vont faire une bonne blague. De nouveau, il tend le doigt vers un des visages : « celui-là, c’était James. On l’appelait Jimmy, un fieffé menteur. Tiens, lui, c’était Steve, mon témoin de mariage. Il est mort d’un cancer il y a 3 ans. Lui, c’était Elvis, mon meilleur pote à l’époque ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La L.C Humes High School était une sacrée grande école pour les pauvres paysans que nous étions. Nous n’avions connu qu’une petite école de campagne durant notre primaire, alors nous étions un peu perdus. On ne roulait pas sur l’or à l’époque et nous n’avions même pas de quoi nous payer le ticket du bus pour aller à l’école. Alors, on faisait le chemin à pied, chaque matin et chaque soir. Il y avait Relda  Alpuente, Billy Leaptrott, Virginia Eddleman et Elvis Presley. Nous étions devenus proches. Sur le trottoir, nous échangions nos peines, nos coups de cœur. Elvis était un peu timide, effacé. Il était très poli avec tout le monde. Un matin, malgré sa nature réservée, il est arrivé avec une guitare. Avant les cours, il nous a joué des morceaux de musique country, comme ça, sans chanter. Sur un banc, à deux pas d’ici. Il était sacrément bon. Mais, nous devions faire attention car son répertoire était un peu rebelle pour l’époque. Bon, vous n’avez pas connu ça, vous. Vous êtes nés avec le rock. Vos parents se sont battus pour faire connaître et accepter cette musique. Aujourd’hui, cela semble naturel d’entendre une chanson rock en poussant son chariot au supermarché. Mais, pour cela, il a fallu combattre. Vous voulez un autre café ?»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il passe derrière le comptoir et nous reverse le liquide clair qu’il appelle café. Il allume une cigarette et poursuit : « le soir, nous trainions dans la rue principale. On se marrait bien. Tout le monde se connaissait. Elvis sortait moins que nous. Le samedi soir, il préférait écouter avec ses parents l’émission hebdomadaire du Grand Ole Opry qui était retransmise en direct du Ryman Auditorium de Nashville. Je me souviens de ce soir là. C’était quatre mois après qu’Elvis ait gagné le concours musical de l’école. On devait aller prendre un milk-shake au BBQ drive in tous ensemble. Elvis nous avertit qu’il serait un peu en retard, qu’il partait enregistré un truc pour l’anniversaire de sa mère. Nous l’avons attendu sans nous douter que nous vivions là le plus grand événement de la musique du vingtième siècle. La naissance du premier disque de rock ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_elvismama712061.jpeg&quot; alt=&quot;medium_elvismama712061.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il sourit. Je n’arrive pas à réaliser que je viens d’entendre. Sur le mur, devant moi, dans un cadre, je reconnais le disque original de cet enregistrement historique. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/05/la-glande-dominicale.html</guid> <title>La glande dominicale</title> <link>http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/11/05/la-glande-dominicale.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (castor)</author>   <category>Roman &quot;En rade&quot; extraits</category>   <pubDate>Mon,  6 Nov 2006 11:50:00 +0100</pubDate> <description> &lt;em&gt;Un nouvel extrait d'&quot;En Rade&quot; polar sur Brest, son port, ses bars et ses nuits.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/images/thumb_Photo_043.jpg&quot; alt=&quot;medium_Photo_043.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://cafelecture.blogspirit.com/archive/2006/07/12/premier-chapitre-en-rade1.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Si vous avez raté le début&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bar est fermé ce soir et je peux m’adonner à mon péché préféré : la paresse. Aujourd’hui, c’est dimanche. Après ma virée nocturne et une semaine de labeur, il est bon de rester tranquille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la paresse est un défaut, parmi ceux que l’on dit capitaux, elle est aussi le principal moteur de l’homme. La vraie raison d’avancer, de créer, de réfléchir par crainte d’agir.. Peut-on faire l’apologie d’un pécher capital ? La paresse doit-elle être comparée au vol, au meurtre, à l’adultère ? Peut-on lui attribuer à défaut de vertus, des mérites ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet état végétatif rend notre corps cotonneux et difficile à bouger. Tout effort est durement concédé. L’idée de m’y adonner jusqu’à lundi matin me réjouit. Comme souvent lors de ces dimanches pluvieux, la chaleur de la couette est plus tentante que la selle glacée du vélo ou des bancs si inconfortables des églises. &lt;br /&gt;
Les crises de paresse viennent doucement, tout doucement. Comme une torpeur progressive qui s ‘empare de notre vitalité quotidienne lors des longues matinées dominicales. On les sent venir, on sait que ce n’est qu’une question de minutes. On ne fait d’ailleurs rien pour se retenir. On commence par s’y complaire  avec nonchalance, on s’y abandonne ensuite et on s’y perd. Perte de l’équilibre, engourdissement des membres. Tout effort devient insupportable : quoi de plus difficile que de laver la casserole ? C’est insurmontable, l’idée en devient grotesque, tout à fait déplacée. Comme un haut le cœur devant cette montagne de volonté pour atteindre l’ évier. Tant pis, mangeons dans la boîte, c’est aussi bon et il n’y a pas de vaisselle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Paresse, comme une caresse qui nous fait frémir d’aise, de contentement. Comme le pendant à la suractivité quotidienne, au rythme de fou et de feu de malades du gain de temps. L’époque est à l’activité, soyez actif ! Lisez une heure, c’est bon pour la tête. Courez une heure, c’est bon pour le corps. Jardinez, travaillez, voyagez, téléphonez, sortez au théâtre, au concert. Mais surtout, jamais, ne vous laissez aller à vous relaxer si ce n’est pas «culturel », «spirituel ». Ne parlons pas ici de yoga, de zen, de méditation transcendantale,  ou autre branchouserie post new age. Parlons ici de glande, de loche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vrai glande du dimanche se pratique en survêtement ou sweaterie ample et chausson (l’avatar du laisser aller domestique) , la chevelure écrasée par le poids du sommeil, le corps gardé au chaud sous la couette. Elle se la joue égoïste. La compagnie des copains, des relations du week-end doivent être déviées par la ruse ou par lâcheté. Ne répondez pas au téléphone si vous voulez avoir la paix, ce pourrait être une invitation à l’embauche, qui vous soustrairez à votre sage débauche. Et pourquoi pas allez se balader tant qu’on y est ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’il est bon une fois la semaine de se laisser prendre à ces vices si décriés : curage de nez, matage bovin de l’écran animé des dimanches matin télévisuels. Seuls quelques neurones se mettent en action et encore, au ralenti pour suivre ces interminables séries américaines.&lt;br /&gt;
C’est sous hypnose que l’on assiste à ce vomi d’images telle une patate de canapé qui a, à proximité de la main chips, bière et autres aliments de régime. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A 16h00, la sonnerie du téléphone me tire de ma léthargie. Jean souhaite me voir, il est tout excité et je n’ose lui refuser de passer. Jean est un drôle de phénomène. Ayant suivi une formation classique de droit, il s’est pris de passion pour l’informatique. Il pianote à une vitesse qui force l’admiration, connaissant par cœur tous les secrets des systèmes d’exploitation, d’Internet et de la technologie en général.&lt;br /&gt;
Tard le soir, dans sa chambre du cœur de Recouvrance, il explore la toile sans fin du web, je le soupçonne de s’adonner à des piratages informatiques sur certains sites officiels représentant l’ordre, l’Etat et d’une manière générale, toutes les institutions. Il ne s’est jamais vanté de ses méfaits mais ses discussions enflammées sur l’oppression, la répression et tous ces grands mots à vocation idéaliste, laisse présager qu’il utilise à dessein ses connaissances informatiques.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, cette aversion pour les représentants de la chose publique qui lui est venue pendant ses années fac est feinte. Sa passion est ailleurs : il s’identifie au grain de sable qui gangrène un système bien huilé. Sa capacité d’analyse et de réflexion m’ont toujours frappé. Au cinéma, au tiers du film, il imagine les dix scénarios possibles pour la suite. Il se délecte des exploits de ses comparses hackers et s’adonne à toutes les combines que son ordinateur lui permet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n’est pas le gain qui l’attire même s’il pouvait faire commerce de fausses cartes étudiantes, passeports, vignettes et tous papiers officiels. Lorsqu’il décide d’aller à un concert, il achète un billet qu’il copie au scanner et passe avec un faux, heureux de berner l’organisation.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attiré par tous les mouvements d’étudiants à vocation anarchiste, il ne gardait en mémoire que l’esthétisme de leur lutte, incapable de s’engager plus avant dans chacun de leurs combats qu’il jugeait, certainement, étranger à ses préoccupations réelles. Souvent, il m’embrigadait dans des forums militants où chacun exprimait ses idées sans écouter celles des autres. Je m’amusais souvent de ces futurs représentants de la loi qui bravaient ainsi leur vocation. La plupart d’entre eux finiraient habillés d’une cape noire à défendre l’opprimé et plaider des causes bien moins nobles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean intervenait souvent, débitant de longues tirades enflammées avec aplomb. De sa voix forte, il couvrait le brouhaha de tous les opposants et imposait avec autorité ses idées libertaires. Souvent, au milieu de ses déclamations, il me lançait un clin d’œil et je souriais discrètement. Car, bien sur, tout cela n’était qu’un jeu. Il pouvait exprimer tout et son contraire avec autant de passion. Son charisme et sa verve suffisaient souvent pour qu’il imprime ses points de vues du moment aux populations estudiantines médusées. A la sortie, souvent, il m’interrogeait sur la qualité de sa prestation et nous finissions hilares, ragaillardis par ce bon tour porté à tous ces révolutionnaires de salon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il avait ensuite découvert le monde du travail en free lance et alternait les missions à vocation juridique avec des développements d’applications informatiques. Il avait conservé de son époque estudiantine, un réseau de copains devenus influents et savais l’exploiter professionnellement. Ce sont les plus dissipés et extrémistes de ses compagnons qui avaient le mieux réussi dans la vie, enterrant leurs idées sous des responsabilités nouvelles et se forgeant au fil des années une respectabilité qui dénotait avec leur passé. Imperceptiblement, les relations se faisaient de moins en moins amicales et la chaleur des retrouvailles du début avait fait place à la froide efficacité des rendez-vous entre cadres dirigeants. C’est pourquoi, il appréciait ceux d’entre eux qui savaient conserver leur impertinence juvénile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’en faisais certainement partie. J’avais conservé mon mode de vie étudiant et mon célibat y était certainement lié. Je continuais à aller laver mes vêtements au lavomatique, la vaisselle s’empilait dangereusement dans mon évier et la propreté de mon antre était aléatoire. Mes besoins pécuniaires étaient faibles et je privilégiais une douce oisiveté à une vie de contraintes et de responsabilités. Certes, j’entrevoyais la vénalité de cette existence et je retardais régulièrement la prise en main de mon parcours professionnel. Mon célibat me pesait et je supposais que mon emploi de serveur était le meilleur observatoire pour guetter ma future dulcinée. Pourtant, le seul spécimen féminin qui m’occupait l’esprit était Katia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La suite ?&lt;/em&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 