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22.01.2007
Jean-Paul Dubois – Vous plaisantez, monsieur Tanner
Editions de l’Olivier – 199 pages
Extrait :
« On ne possède jamais une maison. On l’occupe. Au mieux, on l’habite. En de très rares occasions, on parvient à se faire adopter par elle. Cela demande beaucoup de temps, d’attention et de patience. Une forme d’amour muet. Il faut apprendre, comprendre comment marchent les choses, connaître les forces de l’édifice, ses points faibles, réparer ce qui doit l’être sans trop bouleverser l’écosystème que le temps a mis en place. Et jour après jour, année après année, la confiance, lentement, s’établit, une sorte de couple indicible et invisible se forme. Alors, confusément, vous savez, vous sentez que cette maison, que jamais vous ne posséderez, vous protège loyalement pour le temps de votre courte vie ».
Mon opinion :
Ce livre peut poser la question du pourquoi du nom de ce blog ? C’est vrai, pourquoi Café Castor ? Cela aurait été trop prétentieux d‘évoquer la correspondance entre Sartres et Simone de Beauvoir dite le « castor » par un ami commun, René Maheu.
Il la surnommait le « castor », par référence à l'anglais beaver (qui signifie « castor »: d'une part, cet animal symbolise le travail et l’énergie ; de l'autre la sonorité du mot beaver est proche de celle du nom « Beauvoir »).
Ce surnom sera adopté par Sartre et elle deviendra sa compagne jusqu'à la fin de sa vie. Entre 1926 et 1963, ils correspondront et cette relation épistolaire sera nommée « lettres au Castor et à quelques autres ». Mais, non, ce n’est pas de ce côté qu’il faut chercher la raison du nom de ce blog.
Une piste concernant un Café Pollux, grand ami du Café Castor ? Il existe bien un à Amsterdam dont le nom est emprunté à un vieux navire métallique qui mouillait sur les berges de la ville. Mais non.
Le Castor est aussi l’animal qui est pris d’une fièvre de construction viscérale lorsqu’il décide de bâtir sa hutte Il construit des barrages également. Et par extension, il devient le symbole des bâtisseurs, des gars du bâtiment. Voilà une autre explication qui pourrait être avancée pour « Café Castor » : la rénovation d’une maison cinquantenaire qui me prend énergie, argent et la tête a(louette)ccessoirement.
Jean-Paul Dubois est lui aussi confronté aux affres de la rénovation. Et le récit épique de ses galères me conforte dans les miennes. Derrière l’humour, on sent un homme abasourdi par les pratiques des artisans et dépassé par l’ampleur de son chantier de rénovation.
Chaque chapitre est l’occasion de brosser le portrait des mœurs bizarres de cette catégorie d’hommes (et uniquement d’hommes, des vrais, purs, durs, tatoués, qui sentent la bière et fument des brunes en sentant sous les bras dès le début de la journée).Le plombier bizarres, l’électricien approximatif, le peintre, les couvreurs voleurs … Il paraît que maintenant, il est sur une liste noire des artisans. C’est malin !
Présentation de l'éditeur
" Eh bien moi, vous me verrez tous les jours de la semaine. - Vous plaisantez, monsieur Tanner. En tout cas, il faut qu'on se mette d'accord : qui est-ce qui va commander ? "
Paul Tanner, documentariste animalier, menait une existence paisible avant d'hériter de la maison familiale. Décidé à la restaurer de fond en comble, il entreprend des travaux. Tandis qu'il s'échine sur les sols, les corps de métier défilent. Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous... tous semblent s'être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Récit véridique d'un chantier, chronique d'un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains, Vous plaisantez, monsieur Tanner se lit comme une comédie. Une comédie menée par un narrateur qui ressemble fort à son auteur
18:57 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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