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12.05.2006
Van Cauwelaert Didier – Un aller simple
Le Livre de Poche – 120pages (1994)

Extraits :
Non, le seul endroit où je me pose un problème, c’est le terrain de foot. Là, pour le coup, je me sens tiraillé. Jouer dans les Roms de Vallon- Fleuri contre les Beurs du Rocher-Mirabeau, j’ai l’impression que je trahis. Et non seulement, je trahis, mais en même temps j’usurpe : je sais très bien que les Tsiganes ne me considèrent pas comme un des leurs. Un gadjo avant-centre, même quand il marque un but contre sa race, c’est un bon avant-centre mais ça reste un gadjo. C’est ainsi que, finalement, je suis devenu arbitre.
- Ils savent plus quoi faire entre le chômage et les sondages, alors ils renvoient un Arabe chez lui et, comme par hasard ils en prennent un qui plus l’air d’un Corse que d’un arabe, comme ça c’est moins raciste ! Alors si en plus toi, tu es content …
Sans faire de la fierté arabe, je ne trouvais pas du tout que je ressemblais à un Corse, mais je n’ai pas protesté parce que Pignol avait du sang corse par sa mère, et dans sa bouche, c’était un compliment.
Quelque chose passait vraiment entre nous, je ne sais pas ; quelque chose que je n’avais jamais connu, comme une rencontre entre ses années d’études inutiles pour finir guide, et mes années perdues à casser des bagnoles en regrettant si fort d’avoir quitté l’école. On se complétait dans le genre paumé, autour de cet attaché catastrophe qu’on avait envie de renvoyer dns son pays, avec un mot pour sa femme. Mais je n’ai jamais su être égoïste longtemps – peut-être parce que je n’ai rien à défendre.
Mon opinion :
Difficile de résumer ce roman. L’histoire est racontée par Aziz, un jeune homme de 19 ans né en France de parents inconnus. On fait sa connaissance alors qu’il vole des autoradios et s’apprête à se fiancer avec une belle Tsigane dans un café au-dessus de la rocade. Mais il est subitement embarqué et accusé d’avoir volé la bague de fiançailles qu’il s’apprêtait à offrir.
Il est alors pris dans un tourbillon médiatique suite à une nouvelle directive du gouvernement qui souhaite montrer que l’on peut réussir un retour au pays d’origine si l’on s’en donne les moyens. Aziz est accompagné par un « attaché humanitaire » en charge de le réinsérer au Maroc.
Commence alors un voyage dans le sud marocain où les deux hommes devenus amis tentent de retrouver leurs racines, donner un sens à leur vie et chercher une issue à leur mal de vivre.
Une histoire touchante qui remporta en 1994 le prix Goncourt.
C’est aussi, en cette période préélectorale de réflexions sur le phénomène de l’immigration, une réflexion salutaire sur les destins individuels concernés par les grandes mesures médiatiques et gouvernementales.
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Commentaires
tu dis :" C’est aussi, en cette période préélectorale de réflexions sur le phénomène de l’immigration, une réflexion salutaire sur les destins individuels concernés par les grandes mesures médiatiques et gouvernementales."
J'ai honte, je ne suis pas allée si loin dans l'analyse de la lecture de ce petit livre qui se lit en un peu plus d'une heure. Il m'a fait rire tout simplement et je n'ai pas cherché plus loin.
Ecrit par : majanissa | 17.10.2006

