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04.03.2006
Ken Follet – Le réseau corneille *

Livre de poche - 599 pages
Résumé de l’éditeur :
28 mai 1944, Sainte-Cécile, France occupée. Tout est prêt, Betty, la grande espionne anglaise, attend l'heure dite pour appuyer sur le détonateur qui fera exploser le quartier général de la Gestapo et tout son système de communication. Elle sait que Dieter, un espion allemand en charge de démanteler le réseau résistant de la région, est dans les parages… L'opération échoue : les Résistants dénombrent plusieurs morts, Michel, le mari de Betty, est blessé, Betty échappe de justesse aux Allemands.
Betty est tenue pour responsable de cet échec. Ses supérieurs qui commencent à douter d'elle lui offrent une dernière chance. Betty monte un nouveau et ultime plan. Elle demande au services secrets britanniques de recruter cinq jeunes femmes parfaitement non professionnelles, mais dont les personnalités hors du commun seront décisives pour la réussite du grand sabotage. Nom de code : le Réseau Corneille… Betty fait à cette occasion la connaissance de Paul, un Américain, bras droit du général Montgomery. Elle tombe sous le charme.
Mais la lutte armée reprend ses droits, la course poursuite entre Betty et Dieter s'envenime. Les pièges sont nombreux, les délations monnaie courante, les exécutions vont bon train. Plus d'une fois Betty échappe de justesse à la mort. Dieter parvient à démanteler le réseau résistant ; Paul est pris en chasse et arrêté, trois " corneilles " sont tuées. Mais Betty n'abandonne pas, le Réseau Corneille met la dernière main à son plan pour enfin anéantir le QG de la Gestapo
Mon opinion :
Ce qui étonne à la lecture de cet auteur, c’est sa capacité à changer de registre en conservant une totale maîtrise du sens du récit, des époques et des lieux. Une fois encore, un bon moment de lecture qui permet d’imaginer la vie quotidienne durant l’occupation et de souligner le rôle des résistants dans la préparation du débarquement allié.
Pourtant, les caractères des personnages sont parfois trop caricaturaux (Betty est une jeune femme courageuse, Michel est un résistant coureur de jupons, …) pour rendre le récit véritablement crédible et que l’on puisse véritablement y croire.
Quelques extraits :
Elle marchait comme dans un rêve. Par cette douce soirée estivale l’East end était très animé : des garçons au visage sale jouaient au cricket avec un bâton et une balle de tennis toute râpée ; un homme las en vêtement de travail pleins de cambouis rentrait prendre un thé tarif ; un permissionnaire en uniforme, avec pour toute fortune un paquet de cigarettes et quelques shillings se pavanait sur le trottoir comme si tous les plaisirs du monde étaient à sa portée, s’attirant les rires de trois jeunes filles en robe décolletée et chapeau de paille. Et dire, songea Betty, que le sort de tous ces gens va se décider dans les prochains jours.
Lu : Février 06
12:09 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

