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04.03.2006
Justine Levy – Rien de grave *
Justine Levy – Rien de grave *
Le livre de poche - 219 pages
Résumé de l’éditeur :
" Tu t'attendais à quoi ? Je lui ai dit. Tu crois que ça va être facile de me quitter ? Tu crois que je vais te laisser faire comme ça ? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme c'était pas assez, j'ai bondi du lit et j'ai déchiré la photo,celle qu'il prétendait tant aimer, la photo de nous deux en mariés, beaux et légèrement ridicules, il y avait tant de monde qu'on ne connaissait pas à notre mariage qu'on est partis avant la fin. Il a eu l'air triste, plus de la photo déchirée que du fait de me quitter. Il a toujours été fou avec les photos. Parfois je me disais qu'il n'aimait les choses de la vie que pour les voir un jour en photo. Moi c'est le contraire, rien ne me fait plus peur qu'une photo de bonheur avec toute la quantité de malheur qu'elle promet, qu'elle contient, mais sans le dire, en cachant bien son jeu. Je ne savais pas encore que c'était la meilleure chose qui puisse m'arriver, qu'il me quitte. Comment j'aurais pu le savoir ? Il était toute ma vie, sans lui je n'existais pas. "
Mon opinion :
Les premières pages décrivent le décès de sa grand-mère et sont très touchantes. Puis elle décrit une rupture difficile, mal vécue, ses relations complexes avec son père, sa mère. Son manque d’assurance, sa peur de décevoir les esprits brillants qui l’entourent, sa dépendance aux amphétamines. Hélas, rien ne touche, n’émeut dans les malheurs de cette jeune fille capricieuse et égocentrique. Elle n’arrive pas à créer un soupçon d’identification avec son lecteur, l’on reste dans l’anecdotique d’une relation people. Autant lire Closer !
Extrait(s) :
« Je pense morte, morte, elle est morte, et ça ne me fait rien. Saloperie de vie. Un sale chagrin d’amour et hop ! on devient une petite garce au cœur sec qui regarde méchamment les gens gentils et qui n’est même pas foutue de pleurer à l’enterrement de sa grand-mère. (…) Je voudrais bien, ce jour là, avoir un tout petit peu envie d’y croire, mais non, j’ai perdu les larmes comme d’autres la vue ou la parole ».
Lu : janvier 2006
12:58 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

