20.01.2005
En escale au buffet de la gare de Laval.
C’est curieux ce retour vers le passé.
Hier soir, je me pliais à la traditionnelle soirée du séminaire de début d’année. Une volonté de la Direction de distraire ses troupes. Les cadres, les secrétaires, tous présents, pouponnées pour leur sortie annuelle à la capitale. Cette année, un vieux chanteur perruqué ayant sorti un vague tube dans les années 60 poussait la chansonnette sur son clavier Rolland en reprenant les tubes de tous ses « copains ». Le décor était d’époque, le son aussi.
Ce midi, avant de prendre le train à la gare Montparnasse, je cherche une brasserie dans le quartier . J’échoue sur l’Océan, un établissement tout droit sorti d’un vieux polar noir et blanc des années 60. Le décor intact porte toute la grandeur décrépie d’une splendeur passée. En face de moi, un anglais lit avec passion des passages d’un livre à son amie. Je retrouve l’ambiance des mémoires de Henry Miller écrivant et décrivant les cafés parisiens.
Puis, je me hâte vers le quai, sommeille dans le TGV avant une escale d’une heure dans le buffet de la gare de Laval. Même ambiance du temps passé : les banquettes molletonnées de skaï rouge, le formica indestructible, les traditionnels poivrots accoudés au zinc, le patron hâbleur. Je capte les conversations des tables voisines, tout le monde se regarde, s’observe. C’est curieux ce retour vers le passé, ces bulles d’hier qui remontent à a surface du temps.
Tout un monde qui s’efface pour laisser la place aux concepts aseptisés et franchisés modernes.
23:10 Publié dans Journal de la vie qui passe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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